{"id":1073,"date":"2022-07-19T23:06:46","date_gmt":"2022-07-19T23:06:46","guid":{"rendered":"https:\/\/bulledarts.fr\/?p=1073"},"modified":"2022-08-31T14:02:18","modified_gmt":"2022-08-31T14:02:18","slug":"comment-lexpo-faut-il-voyager-pour-etre-heureux-rend-le-tourisme-plus-etrange-que-jamais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bulledarts.fr\/?p=1073","title":{"rendered":"Comment l&rsquo;expo \u00ab\u00a0Faut-il voyager pour \u00eatre heureux ?\u00a0\u00bb rend le tourisme plus \u00e9trange que jamais"},"content":{"rendered":"\n<h3><strong>La nouvelle exposition de l<\/strong>\u2019<strong>Espace fondation EDF, \u00e0 Paris, est consacr\u00e9e \u00e0 la question du voyage dans un monde qui a chang\u00e9. Elle pr\u00e9sente nos voyages de masse \u00e0 la mani\u00e8re de vanit\u00e9s, parfois pouss\u00e9es \u00e0 l&rsquo;absurde, en regard d&rsquo;un monde qui semble r\u00e9clamer qu&rsquo;on l&rsquo;explore respectueusement.<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Dans la vie, rien n\u2019est tout noir ou tout blanc. Sauf la sc\u00e9nographie de l\u2019exposition pr\u00e9sent\u00e9e depuis le 20 mai \u00e0 l\u2019Espace Fondation EDF, et jusqu\u2019\u00e0 fin janvier 2023 : dans un espace remodel\u00e9 pour l\u2019occasion, les visiteurs p\u00e9n\u00e8trent dans un espace habill\u00e9 de noir au rez-de-chauss\u00e9e, qui les conduit vers un \u00e9tage au blanc immacul\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce parcours de l\u2019ombre vers la lumi\u00e8re, l\u2019exposition co-imagin\u00e9e par un sociologue (Rodolphe Christin) et par les \u00e9quipes du <a href=\"https:\/\/bulledarts.fr\/?p=901\">MAC VAL de Vitry-sur-Seine<\/a> (Alexia Fabre, avec Julien Blanpied et Florence Cosson), nous pose une vaste question, qui donne \u00e0 l\u2019expo son titre : \u00ab\u00a0Faut-il voyager pour \u00eatre heureux ?\u00a0\u00bb. Une expo qui r\u00e9unit un peu plus de 25 artistes, avec beaucoup de photo et d\u2019art vid\u00e9o, pour tourner autour de cette question en cinq th\u00e8mes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Exposition &quot;Faut-il voyager pour \u00eatre heureux ?&quot;\" width=\"788\" height=\"443\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6duzAOkvNLE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen title=\"Exposition \"Faut-il voyager pour \u00eatre heureux ?\"\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h3>Le tourisme sous un angle sombre<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour cette exposition, <a href=\"https:\/\/fondation.edf.com\/evenements\/faut-il-voyager-pour-etre-heureux\/\">l\u2019espace Fondation EDF<\/a> a revu son parcours et plonge les visiteurs dans le noir pour le d\u00e9but de l\u2019expo. Paradoxal, quand on sait que cette premi\u00e8re partie va parler de nous, et de quelque chose qui, en g\u00e9n\u00e9ral, n\u2019est pas associ\u00e9 \u00e0 une humeur sombre : le voyage, le tourisme. \u00ab\u00a0<em>Une mobilit\u00e9 infinie dans un monde fini est-elle possible ?<\/em>\u00a0\u00bb nous demande-t-on en pr\u00e9ambule de ce premier acte &#8211; chaque question pos\u00e9e dans l&rsquo;expo trouve des pistes de r\u00e9ponse gr\u00e2ce \u00e0 des vid\u00e9os d&rsquo;entretiens avec des sociologues et des sp\u00e9cialistes du tourisme. <\/p>\n\n\n\n<p>Et on aper\u00e7oit alors deux pi\u00e8ces : une installation de l&rsquo;artiste Ange Leccia, qui pr\u00e9sente un monde imaginaire o\u00f9 nous aurions \u00e0 disposition une multitude de plan\u00e8tes Terre &#8211; spoiler alert, ce n&rsquo;est pas le cas &#8211; et une sculpture d&rsquo;Emily Jacir, nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Embrace\u00a0\u00bb, qui prend la forme d&rsquo;un tapis roulant de convoyeur \u00e0 bagages qui fait une boucle. Chaque fois qu&rsquo;un visiteur s&rsquo;en approche, elle commence \u00e0 tourner, en vain. Comme si toute forme de voyage \u00e9tait devenue impossible &#8211; pour l\u2019artiste, Palestinienne install\u00e9e \u00e0 New-York, la signification de cette impossibilit\u00e9 de voyager, de rentrer dans son pays, est encore plus forte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3>Un paradis trompeur<\/h3>\n\n\n\n<p>De part et d\u2019autre de ces deux installations, dans une deuxi\u00e8me partie nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Rendre le monde fr\u00e9quentable\u00a0\u00bb, on trouve des vid\u00e9os qui transforment le voyage en petit enfer sur Terre : dans un montage de vid\u00e9os glan\u00e9es sur le web, Gwenola Wagon et St\u00e9phane Degoutin montrent \u00e0 quel point l\u2019a\u00e9roport, et tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de le d\u00e9collage est source de stress, d\u2019inconfort, et m\u00eame de violence. <\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, dans la vid\u00e9o \u00ab\u00a0Paradisus\u00a0\u00bb, Mali Arun, laur\u00e9ate du Grand Prix du Salon de Montrouge en 2018, pr\u00e9sente un paysage paradisiaque qui se trouve petit \u00e0 petit terni par la pr\u00e9sence humaine et ses infrastructures. Au fond de la salle, une vid\u00e9o de l\u2019artiste Mark Wallinger montre les portes de l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Londres, au ralenti, sur fond de musique sacr\u00e9e. La vid\u00e9o prend tout son sens quand on apprend que l\u2019artiste \u00e9tait terrifi\u00e9 par les voyages en avion, et qu\u2019il s\u2019est un jour rendu compte que ce n\u2019\u00e9tait pas l\u2019avion, mais l\u2019a\u00e9roport, qui lui faisait peur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3>\u00c9trange et familier<\/h3>\n\n\n\n<p>De ces deux premi\u00e8res parties, je suis ressorti avec un sentiment que je n&rsquo;avais pas eu depuis longtemps dans une exposition, celui d&rsquo;\u00eatre immerg\u00e9 dans un univers, coh\u00e9rent et sensoriel, suffisamment familier pour nous toucher, suffisamment \u00e9trange pour nous faire r\u00e9fl\u00e9chir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tout ce qui vient apr\u00e8s est port\u00e9 par ce d\u00e9but tr\u00e8s puissant : dans une troisi\u00e8me partie, d\u00e9di\u00e9e aux \u00ab\u00a0plaisirs de la mobilit\u00e9 facile\u00a0\u00bb, on d\u00e9tourne le tourisme de masse, on s&rsquo;amuse avec, avec un rire parfois jaune, en regardant les photos de touristes sursatur\u00e9es de couleurs de Martin Parr, ou le petit jeu du duo Maxime Marion et \u00c9milie Brout &#8211; <a href=\"https:\/\/bulledarts.fr\/?p=856\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" title=\"Bulle d\u2019Art [n\u00b080] \u00ab&nbsp;A Truly shared love&nbsp;\u00bb, l\u2019amour partag\u00e9 (mais liss\u00e9) de Maxime Marion et \u00c9milie Brout (+ interview)\">dont on avait d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 dans Bulle d\u2019Art<\/a> &#8211; qui s\u2019est amus\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0photobomber\u00a0\u00bb des selfies d\u2019anonymes dans des lieux touristiques et \u00e0 partir ensuite \u00e0 la recherche de ces photos sur les r\u00e9seaux sociaux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1076\" srcset=\"https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-300x169.jpeg 300w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-768x432.jpeg 768w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-2048x1152.jpeg 2048w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-150x84.jpeg 150w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-450x253.jpeg 450w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3147-1200x675.jpeg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>\u00c9milie Brout et Maxime Marion, Ghosts of Your Souvenir, 2015-2018, 14 photographies num\u00e9riques \u00a9 \u00c9milie Brout &amp; Maxime Marion<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3>Ascension<\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019ascension du rez-de-chauss\u00e9e au premier \u00e9tage de l\u2019exposition se pr\u00e9sente comme une ascension de l\u2019\u00eatre humain, du voyageur, vers un voyageur \u00e9veill\u00e9, conscient que tous les voyages ne sont pas du tourisme &#8211; une partie, courte mais percutante, est consacr\u00e9e aux migrations, aux r\u00e9fugi\u00e9s climatiques &#8211; et capable de voyager en respectant la nature. De fa\u00e7on tr\u00e8s formelle, m\u00eame, en en \u00e9pousant les contours &#8211; une tr\u00e8s belle s\u00e9rie de photos de Barbara et Michael Leisgen, o\u00f9 l\u2019on voit l\u2019artiste en osmose avec le paysage. <\/p>\n\n\n\n<p>Osmose que pousse au maximum le performeur Abraham Poincheval, l\u2019homme qui s\u2019enferme dans des cailloux ou des ours : lui se construit une chambre noire roulante pour mieux prendre en photo la nature\u2026 et vivre dedans. Cette ascension, elle prend forme sous la forme d\u2019une oeuvre olfactive qui invite \u00e0 respirer des odeurs du monde entier, en grimpant une petite marche vers un nuage compos\u00e9 de milliers de testeurs de parfumerie. Son nom : \u00ab\u00a0Ascension\u00a0\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1078\" srcset=\"https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-300x169.jpeg 300w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-768x432.jpeg 768w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-2048x1152.jpeg 2048w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-150x84.jpeg 150w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-450x253.jpeg 450w, https:\/\/bulledarts.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/IMG_3156-1-1200x675.jpeg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Julie C. Fortier, Ascension, 2016-2017, installation olfactive, 60 000 touches \u00e0 parfum et 4 parfums. Installation reproduite pour l\u2019exposition. Remerciements : Louise D\u00e9ry, Pierre-Olivier David et Fabien Vallos \u00a9 Julie C. Fortier \u00a9 Jean-Manuel Salinghe, Mus\u00e9e des Beaux-arts de Rennes<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3>Des cartes postales pour la banlieue<\/h3>\n\n\n\n<p>Tout au long au parcours, on appr\u00e9cie autant de regarder les oeuvres pr\u00e9sent\u00e9es que de prendre le temps de r\u00e9fl\u00e9chir sur ce qu&rsquo;elles nous disent &#8211; en \u00e9tant un tantinet aid\u00e9 par les petites vid\u00e9os des sp\u00e9cialistes. Et c&rsquo;est ce judicieux cocktail, cet \u00e9quilibre, qui fait de cette exposition une v\u00e9ritable r\u00e9ussite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une derni\u00e8re chose : avant de quitter l\u2019expo, prenez le temps de vous attarder sur les cartes postales \u00e0 disposition juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019accueil. C\u2019est une autre oeuvre d\u2019art de Gwenola Wagon et St\u00e9phane Degoutin, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9s plus haut. Une s\u00e9rie de cartes postales \u00e9voquant des paysages familiers et sur lesquels on per\u00e7oit pourtant un regard diff\u00e9rent. Et pour cause : les deux artistes ont essay\u00e9 d\u2019imaginer une s\u00e9rie de cartes postales pour des lieux qui n\u2019ont rien de touristique, des zones r\u00e9sidentielles ou commerciales de la banlieue parisienne, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la Tour Eiffel et en m\u00eame temps si loin. <strong>Et si au fond, le voyage qui rend heureux, c\u2019\u00e9tait aussi celui au coin de la rue ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La nouvelle exposition de l\u2019Espace fondation EDF, \u00e0 Paris, est consacr\u00e9e \u00e0 la question du voyage dans un monde qui a chang\u00e9. 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